Baiser diaphane
ParAliénor
Le chant du silence,
Le souffle présent,
Ancrage immobile du cœur,
La tempête s’incline,
À l’aube de la clarté.
Le regard traverse zéphyr.
Sans vaciller l’instant s’étire.
Les songes s’échouent sur la rive.
Souffle sans mémoire.
L’œil devient la fenêtre nue,
Les formes trans-lucides,
Aux couleurs et eaux vives,
Miroir diaphane.
« Je » n’est plus,
Seul le flux de l’éternel présent,
Sous l’éclat pur de l’Intelligence.
Boursoufle, le moi clown,
Abandonne son aile souveraine.
Hélianthe lumière à fleurs irisées,
Au cœur sombre de Vérité,
Vérité en elle-même,
S’épanouit dans le Soleil.
Aliénor
Longtemps, ses pas à travers le monde ont été son encre. Les pas d’Aliénor sont aujourd’hui dans la profondeur de son voyage intérieur.